Toutes les émotions sont permises
La colère, la peur, la tristesse, la jalousie sont normales. Ce qui n'est pas permis, c'est de frapper, casser ou insulter. Dire « je comprends que tu sois fâché, mais je ne te laisse pas taper ton frère » pose les deux à la fois.
Nommer pour apaiser
Un enfant qui entend « tu es déçu parce que la sortie est annulée » se sent compris et se calme plus vite. Avec le temps, il apprendra à dire ce qu'il ressent au lieu de le crier.
D'abord le calme
Pendant une crise, les explications ne passent pas. Restez près de lui, parlez doucement, proposez un câlin ou un coin pour se calmer. On discute quand l'orage est passé.
Montrer l'exemple
Les enfants apprennent en regardant comment les adultes gèrent leur propre colère. Dire « je suis énervé, je vais respirer un peu » est une leçon précieuse.
Quand demander de l'aide
Si la tristesse, les peurs ou les colères durent, s'intensifient ou perturbent le sommeil, l'appétit ou l'école, parlez-en à un médecin, à l'infirmière scolaire ou à un psychologue. Demander de l'aide est un geste de parent attentif.
À essayer dès ce soir
- Au coucher : « Qu'est-ce qui t'a rendu content aujourd'hui ? Et triste ? »
- Dessiner ensemble les visages de la joie, de la colère et de la peur.
- Choisir avec lui un « coin calme » dans la maison.
- Lui raconter un moment où vous avez eu peur, enfant.
Ce qu'il vaut mieux éviter
- « Arrête de pleurer, ce n'est rien » : pour lui, c'est quelque chose.
- Se moquer d'une peur, même petite.
- Punir pendant la crise, sous le coup de la colère.
Selon son âge
Pour aller plus loin avec KidsWay
Ces conseils éducatifs sont généraux et rédigés par l'équipe KidsWay pour accompagner le quotidien des familles. Ils ne remplacent pas l'avis d'un médecin, d'un orthophoniste ou d'un psychologue : si quelque chose vous inquiète dans le développement ou le comportement de votre enfant, parlez-en à un professionnel.